La Trilogie écossaise, Peter May

Lu sur Kindle, 1024 pages,  ‎ Editions du Rouergue (8 octobre 2014).

Traduction de l’anglais par Jean-René Dastugue.

Cette trilogie est composé de L’Ile des chasseurs d’oiseaux, L’Homme de Lewis et Le Braconnier du lac perdu.

Ces trois romans policiers se déroulent sur les îles écossaises, sur L’île de Lewis, Hébrides extérieures, à l’extrême nord, lieu hostile, façonné par la mer au climat rude et des habitants qui y survivent plus qu’ils n’y vivent. On y suit les enquêtes de Fin McLeod, policier dans le premier tome. Après de très longues d’années d’absence, suite à la mort de son enfant, à l’éclatement de son mariage, il revient sur les lieux de sa naissance et de son adolescence. Il est à noter que chaque volume s’est vu décerner un prix littéraire et que cette trilogie a connu un succès mondial. Je m’étais promis de les lire avec des pauses entre chaque volume mais il m’a été impossible de quitter le monde de McLeod. Chaque enquête est remarquablement fouillée et déjoue toute tentative de pronostic.

Le premier tome m’a fascinée au point que j’aie passé des heures à rechercher l’histoire de ces îles, à visionner des images pour m’imprégner du paysage et à faire des recherches sur la langue gaélique parlée par les plus anciens. J’ai aussi voulu vérifier l’histoire de la chasse aux fous de Bassan, tradition ancestrale qui fournit le Guga mets très prisé des habitants, sur la petite île déserte et hostile de Sula Sgeir, où les chasseurs campent durant quinze jours. Considéré comme un rite de passage de l’adolescence à l’âge d’homme, McLeod y a véçu des journées terrifiantes.

Le lecteur est saisi par la beauté des descriptions, la rudesse de la vie des habitants et les secrets de famille bien enfouis que l’inspecteur fait remonter à la surface pour résoudre son enquête.

Résumé de l’éditeur :

« L’inspecteur Fin McLeod, meurtri par la disparition de son fils unique, est de retour sur son île natale, en Écosse. Chaque année, une douzaine d’hommes partent en expédition à plusieurs heures de navigation pour tuer des oiseaux nicheurs. Sur fond de traditions ancestrales d’une cruauté absolue, Peter May nous plonge au cœur de l’histoire personnelle de son enquêteur Fin McLeod. Fausses pistes, dialogues à double sens, scènes glaçantes… l’auteur tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page. »

LIle de Lewis, est une enquête qui porte sur la découverte d’un cadavre remarquablement conservé par la tourbe. Grâce aux analyses ADN, à sa connaissance parfaite des familles et des lieux McLeod découvre le meurtrier sans épargner ses proches. On reste captivé par l’atmosphère qui se dégage de l’île, par le silence que lui oppose les habitants quand il veut leur arracher la vérité. L’évocation de l’enfance maltraitée, déjà présente dans le premier tome, semble un thème récurrent chez Peter May.

Résumé de l’éditeur :

«  En rupture de ban avec son passé, Fin Macleod retourne sur son île natale de Lewis. La mort tragique de son jeune fils a pulvérisé son mariage. Impuissant et résigné, il a quitté la police. La lande balayée par les vents, la fureur de l’océan qui s’abat sur le rivage, les voix gaéliques des ancêtres qui s’élèvent en un chant tribal : il pense pouvoir retrouver ici un sens à sa vie.
Mais alors que Fin rentre au pays, on découvre le
cadavre d’un jeune homme, miraculeusement préservé par la tourbière. Les analyses ADN relient le corps à Tormod Macdonald, le père de son amour de jeunesse Marsaili, et font de celui-ci le suspect n°1. C’est une course contre la montre qui s’engage alors pour découvrir la vérité : l’inspecteur principal est attendu sur l’île pour mener l’enquête et il n’épargnera pas le vieil homme, atteint de la maladie d’Alzheimer.
Au rythme des fulgurances qui traversent l’esprit
malade de Tormod, le passé ressurgit, douloureux,
misérable, dramatique et permet l’identification du
cadavre, mettant fin à des décennies de vengeance.
Après L’île des chasseurs d’oiseaux, on retrouve ici avec bonheur la figure d’un enquêteur entier et émouvant, indécis à la croisée des chemins, tenté de construire son avenir sur les cendres du passé. L’Écosse mystérieuse, majestueuse et sauvage est un écrin de rêve pour ces vies dans la tourmente, magistralement orchestrées par Peter May. »

Le dernier tome, Le Braconnier du lac perdu, est centré sur le meilleur ami de Fin McLeod, Whistler. Un personnage énigmatique, le plus intelligent de toute la bande d’amis, promis à un brillant avenir qui pourtant, fait le choix de rester sur cette île que tous les jeunes souhaitent fuir et y vit pratiquement en clochard. McLeod qui a quitté la police est chargé par un riche propriétaire de faire la chasse aux braconniers. C’est le plus sombre des trois tomes me semble-t-il. 

Présentation de l’éditeur :

« Whistler était le plus brillant des amis de Fin. Le plus loyal. Par deux fois, il lui a sauvé la vie. Promis au plus bel avenir, il a pourtant refusé de quitter l’île où il vit aujourd’hui comme un vagabond. Sauvage. Asocial. Privé de la garde de sa fille unique. Or voici que Fin doit prendre en chasse les braconniers qui pillent les eaux sauvages de Lewis. Et Whistler est, d’entre tous, le plus redoutable des braconniers. »

Passée la découverte des ces îles des Hébrides extérieures, de ses paysages tourmentés et inquiétants à couper le souffle et ses habitants taiseux, la magie de l’art de conter de Peter May opère de bout en bout. L’intérêt pour les enquêtes, pour les traditions locales ne faiblit pas un instant. C’est même à regret, le coeur serré que l’on ferme la dernière page de cette trilogie si brillante. 

 

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