Les mots entre mes mains, Guinevere Glasfurd

41rg1hmkbl__sx312_bo1204203200_

Lu en Kindle, 10€99, 448 pages , août 2016.

Traduction de l’anglais par Claire Desserray.

Ce roman historique m’a totalement séduite. Tout d’abord parce que son thème évoque la longue liaison du grand Descartes avec la servante Helena Jans van der Strom, relation très peu connue, mais surtout parque les choix narratifs de Glasfurd sont éloignés de tout sentimentalisme. Réduire ce roman à une simple relation des amours ancillaires de René Descartes serait passer à côté de ce beau portrait d’Helena, ce serait ignorer la peinture sociologique des Pays-Bas, le poids des conventions et des mentalités du XVIIe siècle.

Comment imaginiez-vous René Descartes [1596-1650] ?

Sûrement comme moi,  à partir du célèbre portrait de Frans Hals et du Discours de la méthode .

800px-frans_hals_-_portret_van_rene_descartes

Un savant austère que rien ne peut détourner de ses travaux. Et pourtant! Descartes tombe amour d’une servante quelque peu exceptionnelle, servante d’un libraire d’Amsterdam où il demeure, loin de la France. Elle sait lire, elle a appris toute seule, écrire, elle s’entraîne en cachette, elle a soif de connaissances et bien sûr elle est jeune et jolie, pleine de vie. Descartes fut touché par cette volonté, chez une femme, qui plus est, une servante, à comprendre le monde qui l’entoure, à vouloir s’élever intellectuellement et spirituellement. Il se rapproche d’elle, va l’aider, dans un monde où la femme ne doit pas sortir de son rôle de servante ou de mère.

Helena met au monde une petite fille, Francine, que Descartes reconnaît.

En dire plus briserait la magie de ce beau roman où la réflexion s’enracine au gré des paysages des Pays-Bas, dans un temps qui s’écoule au ralenti, où les sentiments sont contenus dans la pudeur et dont le pathos, l’hyperbolique, le romantisme, sont exclus. De plus, cette relation et les grands faits qui la jalonnent sont historiques.

C’est un excellent roman historique, le premier d’une romancière anglaise dont j’espère que l’on entendra encore parler.

#Descartes

Publicités

Une réflexion sur “Les mots entre mes mains, Guinevere Glasfurd

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s