The Last Samouraï, Edward Zwick

The_Last_Samurai 2003.

Vu en VO sur #Netflix

Ce film est basé sur deux événements historiques. Tout d’abord la révolte des Satsuma, révolte de certains samouraïs contre l’empereur de l’ère Meiji  et l’engagement d’un officier français, Jules Brunet, aux côtés de Enomoto Takeaki, leader de cette révolte. L’empereur Meiji, 122 ème  empereur du Japon, tenta des réformes pour moderniser son pays, et notamment son armée. Les samouraïs ne pouvaient concevoir cette évolution contraire au bushido , leur code de l’honneur et leurs traditions. Cette révolte, brisée en 1877,  marquera assez rapidement la fin du shogunat , donc des samouraïs.

Tom Cruise, le capitaine Algren,  incarne un officier américain , venu tout d’abord au Japon pour moderniser l’armée de l’empereur. Fait prisonnier par le shogun, leader de la révolte, Moritsugu Katsumoto, (remarquable Ken Watanabe),  il va vivre dans le village des samouraïs durant plusieurs mois. Là, il découvre le raffinement de la civilisation japonaise au travers du quotidien. Cérémonie du thé, hygiène méticuleuse, méditation, calligraphie, les virils entraînements au sabre et à l’arc, le code rigoureux qui régit les relations humaines.

Impossible d’en dire plus sans dévoiler l’histoire. J’ai apprécié, savouré, la photographie du film, la beauté des costumes, des paysages. La lenteur de la caméra s’arrêtant sur Katsumoto, le figeant, tel un motif d’estampe. Les dialogues en japonais ajoutent au caractère authentique de cette vision du Japon ancestral. Les combats sont de véritables chorégraphies, où la souplesse, la rapidité, défient l’apesanteur. La musique, signée Hans Zimmer, se confond parfaitement avec les divers épisodes du film. Les acteurs sont excellents et Cruise est très crédible dans ce rôle, mais ce n’est pas la première fois que j’apprécie son jeu. Le film a reçu , au Japon, un accueil chaleureux . Quant aux Américains, ils le classent comme chef-d’oeuvre même si quelques voix s’élèvent pour dénoncer l’idéalisation du monde des samouraïs.

Tout bien réfléchi, ce film m’a ramenée vers Etiemble, philologue, grammairien, au savoir encyclopédique qui a eu une influence déterminante sur mes goûts et mon parcours. Il parlait japonais, et il enseigna à Tokyo . Dans ses remarquables ouvrages, il aimait travailler et réfléchir sur les « invariants » entre les civilisations. Somme toute, entre le monde du shogunat et celui de la chevalerie, on peut tresser de nombreuses similitudes. Jusqu’à celle du ronin, le chevalier errant ou du suicide du général vaincu par seppuku. 

Beau moment de cinéma où j’ai renoué avec ce pays dont j’aime la culture et la langue.

Ukiyo-e de Kimura Okaemon Sadayuki XIXe siècle.

samouria

 

 

La bande annonce

 

The Last Samurai , The True Story

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