Washington Square, Henri James

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Traduction de Claude Bonnafont.

J’aime cette  élégante couverture et présentation des Editions Liana Levi pour ce roman d’Henry James. Et ouvrir un livre
de cet auteur est toujours l’assurance , la certitude, de passer un bon moment. Ce fut le cas avec Washington Square.

Cette histoire nous transporte dans le New-York du milieu du XIXe siècle, plus précisément dans la vaste et belle maison du docteur Sloper. Cette demeure atteste de sa réussite sociale. Il y vit avec sa fille Catherine, une jeune-fille fragile, le plus souvent effacée et silencieuse. Seule, sa tante, sœur du docteur, apporte un grain de fantaisie dans leur quotidien et s’ingéniera à compliquer la trame de l’histoire..

On pourrait penser que trois cents pages à décrire leurs relations sont ennuyeuses. C’est tout le contraire. On les dévore car l’irruption d’un prétendant à la main de Catherine, (décrite par son père comme immariable et peu intelligente), bouleverse l’ordre établi. Se révèle alors, derrière les comportements policés, la force obscure que nous portons en nous quand un obstacle veut briser nos rêves. Et les masques tombent.

James est un formidable conteur. Grand lecteur et admirateur de Balzac, il démêle les ressorts de nos actions, mues le plus souvent par des sursauts qui ne se révèlent que dans l’adversité. Son approche de l’âme humaine n’est pas dépourvue d’humour et parfois même de cruauté. Le tout dans une langue précise, raffinée, bien mise en valeur par cette nouvelle traduction.

 

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