Modeste Mignon, Honoré de Balzac

modeste mignon

Poursuite de ma relecture de la Comédie humaine avec l’histoire de Modeste, fille d’un négociant du Havre, qui a dû laisser sa famille pour tenter une reconquête de sa fortune perdue.  Sa fille, Modeste,  jeune lettrée rêveuse, écrit à un poète très célèbre, de Canalis (dont on a dit que Balzac avait pris pour modèle à la fois Lamartine et Vigny), pour lui parler de son admiration. C’est son secrétaire, Ernest de La Brière qui répond, se faisant passer pour le grand homme avec son consentement. Monsieur le poète est lassé des lauriers que lui tissent ses admiratrices. Une correspondance amoureuse s’installe entre eux. Bien entendu, cette situation fausse ne peut plus durer. Mais ce serait dommage d’en raconter davantage.

Tout au plus peut-on dire que Modeste se trouvera face à trois hommes parmi lesquels elle choisira son futur mari.

Ce n’est pas un Balzac qui m’a enthousiasmée. La personnalité de Modeste ne m’a pas convaincue. Trop de grandiloquence, d’affectations dans ses propos. Au point qu’il m’est arrivé de penser que Balzac se pastichait lui-même ! Il n’en demeure pas moins que la description de cette société aristocratique finissante des années 1830, de cette bourgeoisie avide et cupide, me procure une grande joie. Historien, sociologue, psychologue, linguiste et conteur envoûtant, Balzac demeure une mine d’or inépuisable sur la société du XIXe siècle. C’est vers lui que je reviens toujours pour me perdre. Loin, très loin.

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